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La population
autochtone du village est essentiellement
agricole. Elle pratique peu l’élevage
et la pêche.
Cette
population s’adonne beaucoup plus
à la culture des produits spéculatifs
tels que le café, le cacao
et l’hévéa.
Les
produits vivriers (riz, igname, manioc,
maïs …) servent à la consommation
directe.
Tableau de
production totale des cultures d’exportation
De
ce tableau, il ressort que le produit
spéculatif le plus cultivé
est l’hévéa, soit 154,5
hectares représentant 57,22
% des 270 hectares cultivés.
Mais seule une superficie de 60 ha
est en production ; ce qui nous
donne une production annuelle par
hectare de 6,16 tonnes.
Les
autres produits, à savoir le
café et le cacao, représentent
respectivement 8,70 % et 34,07 %.
Par conséquent, l’hévéa
réalise donc le tonnage le
plus élevé (369,6 tonnes),
90,5 % de la production totale avec
un rendement de 0,51 tonnes par hectare
par mois. Quant aux café et
cacao, les tonnages se situent respectivement
à 7,3 tonnes et 33,55 tonnes.
Toutefois,
à l’instar de l’hévéa,
toutes les surfaces cultivées
ne sont pas encore en production.
On note donc une production à
l’hectare de :
- 0.49
tonnes pour le café et
- 0.52
tonnes pour le cacao comme rendements.
Analyse revenu
/ dépenses
L’analyse
précédente sur des dépenses
relatives aux besoins primaires a
montré que chaque habitant
dépense en moyenne 710 F CFA
par jour alors que la recette journalière
tirée de la vente des produits
spéculatifs par habitant n’est
que 305 F CFA, soit un manque à
gagner de 405 F CFA.
Si
chaque habitant du village ne tire
son revenu que dans la vente des produits
spéculatifs énumérés,
alors non seulement il ne réalisera
pas d’épargne, mais il sera
aussi dans l’obligation de s’endetter
de 405 F CFA par jour !.
Il
y a donc lieu de penser à la
diversification des activités
agricoles afin de relever le niveau
de vie des villageois en agissant
de la manière suivante :
-
Diversification
de la culture des produits spéculatifs
dans le but d’échapper
aux effets néfastes des
fluctuations des prix unitaires
des produits d’exportation sur
le marché mondial.
-
Promouvoir
la culture des produits vivriers
pour assurer l’autosuffisance
alimentaire et multiplier les
sources de revenu de la population.
-
Exhorter
la population à la pratique
de l’élevage.
Tout
ceci fait parti d’un ensemble de projets
à réaliser à
court et moyen terme.
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